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Dans les années 1950, devant le développement de la pêche à la langouste au large des côtes africaines, les armements de Camaret et de Douarnenez lancent un nouveau type de bateau qui sera une des caractéristiques de ces ports : le Mauritanien. Les langoustiers pêchent au casier cylindrique et en emportent plusieurs centaines à chaque campagne. Ils sont équipés de chambres frigorifiques (de 15 à 30 tonnes) et de viviers (près de 30 tonnes) pour conserver les crustacés. La puissance du moteur est d'environ 400 chevaux. Camaret était sutout spécialisé dans la langouste rose alors que Douarnenez traquait la verte. Les deux quartiers maritimes vont compter jusqu'à 50 navires de ce type. Mais la forte exploitation des fonds va rapidement tarir la source, malgré des tentatives de prospecter d'autres lieux de pêche, en Amérique du Sud (Brésil), dans les Caraïbes notamment, sans succès réel. Ces tentatives dureront jusqu'en 1967. En 1964, il ne sont plus que quelques uns à Camaret. A partir de 1965, Camaret met des navires à sec car ils sont peu souvent adaptés à d'autres types de pêche et sont de ce fait difficilement recyclables. L'aventure durera jusqu'en 1989 à Douarnenez et un peu plus longtemps à Camaret où le dernier langoustier sera réformé en 1998 après une reconversion à la pêche côtière d'une durée de quelques années. Sur la fin, les langoustes se pêchaient au chalut, seules les queues étaient conservées et congélées, avec pour conséquence une partie de la pêche non exploitée. Avec l'arrivée du Portugal et de l'Espagne dans la Communauté européenne, il fallut partager les zones de pêche négociées avec la Mauritanie. De plus, ces nouvelles flottilles pêchaient au filet. Il s'ensuivit une baisse de la rentabilité des navires et une surexploitation qui accélérèrent le déclin des armements. Liste
des langoustiers mauritaniens inscrits au quartier maritime de Camaret
en 1960 : "Armorique", "Belle Bretonne", "Castel
Dinn", "Charleston", Constellation", Equateur",
"Folgor", "Frai-Lann", "Françoise-Christine",
"Henri-Annick", "Kador", "La Barbade",
"La Comête", "Le Condor", "Lys de Bretagne",
"Ma Petite Folie", "Maria Martina", "Monseigneur
Landrau", "Notre Dame de Rocamadour", "Portzic",
"Rubis", "Saint Rioc", "Sirocco", "Toulinguet",
"Trezic", "Veryac'h". |
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Nom
: Equateur En 1991, le langoustier est immatriculé à Brest. Le 14/11/1994, le bateau a fait naufrage dans les parages de l'île de Molène. Photo de gauche : L'Equateur et l'Armorique à quai à Camaret en 1989 Photo Morgan Delaudre |

Sur
le Sillon de Camareten 2003.
Photo Philippe Malpertu
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Nom
: Castel Dinn Photo de gauche : Langoustier en 1996. Il est équipé d'un abri qui couvre le pont. Photo Morgan Delaudre |
| Camaret fut également un grand port langoustier. Il y eut 28 bateaux de ce type lancés à Camaret de 1955 à 1965. En 1985, ils n'étaient plus que 5 : "Portzic", "Equateur", "Castel Dinn", "Armorique" et "Saint Rioc". Le "Castel Dinn", construit en 1961 dans le port, a pêché jusque dans les années 1990. L'équipage était composé de 8 hommes. Les viviers du bord pouvaient contenir 10 tonnes de langouste. Le bateau emportait 800 casiers et les campagnes de pêche duraient trois mois. Réformé en 1998, après avoir passé ses dernières années à la pêche au crabe, le "Castel Dinn" est échoué depuis sur le Sillon, au port de Camaret. Une association s'est donné pour but de le restaurer. |
![]() Le Saint-Rioc à Camaret en 1991. Photo Gino Provost |
Le "Saint-Rioc" faisait partie de la flottille de langoustiers mauritaniens de Camaret avec des navires comme le Castell Dinn cité plus haut, Portzic, Scabieuse, Equateur, Armorique.
Nom
: Saint Rioc |

![]() Les 3 photos montrent l'Armorique à Camaret en 1994 |
Nom
: Armorique Photos Frédéric Régnier |
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"Armorique",
lors d'une révision sur le sillon de Camaret dans les années
1980. A gauche, on peut voir
la Tour Vauban. Derrière le langoustier se trouve le "Ruillannec",
chalutier-thonier immatriculé
CM 311570 et construit en 1969. Photo Jean-Louis
Malpertu
![]() Photo Philippe Malpertu |
Immatriculation
: CM 3143 puis DZ 4107
Photographié sur le Sillon de Camaret en 2003 |
Notre
Dame des Neiges CM 231642 ![]()
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Immatriculation
: CM 3099 puis CM 231642 Le "Notre-Dame des Neiges" n'était pas un Mauritanien mais il fut représentatif de la flottille de langoustiers-thoniers de Camaret. Il est actuellement sur le Sillon du port. Photo de 2003 |
![]() Photo Philippe Malpertu |
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